• Audience du 29 octobre à la CPI de quoi est-il question?

    La Chambre d’Appel de la cour pénale internationale (CPI) va se prononcer ce 29 octobre prochain sur l’appel interjeté par la Défense de M. Laurent Gbagbo concernant la décision du 11 juillet dernier de la Chambre préliminaire I sur le troisième examen de la détention de Laurent Gbagbo. A Scheveningen où il est détenu, Laurent Gbagbo ne baisse pas les bras. Bien au contraire…
    Laurent Gbagbo sera une fois de plus devant les juges de la CPI ce mardi 29 octobre 2013. Et les patriotes de la diaspora seront encore nombreux à envahir la Haye ce jour là.

    La chambre d’appel se prononcera sur la réserve que le conseil de Défense de Laurent Gbagbo composé de Maître Altit, Me Agathe Bahi Baroan et Me Natacha Fauveau Ivanovic avait émit relativement à la décision du 11 juillet 2013 de la Chambre préliminaire I sur le troisième examen de la détention de Laurent Gbagbo. En effet, Maître Altit et son équipe n’avaient pas compris que leur client soit maintenu en détention alors qu’ils avaient produit à cette date précise, des éléments probants et nouveaux qui auraient dû militer à sa mise en liberté provisoire. Bien évidemment, l’audience de ce mardi 29 octobre se tiendra toujours conformément à l’article 60 (3) du Statut de Rome et de la règle 118 (2) du Règlement de procédure et de preuve obligeant la Chambre à réexaminer sa décision de mise en liberté ou de maintien en détention d’un détenu au moins tous les 120 jours. Pour Laurent Gbagbo, tout compte fait, on sera à la septième audience sur le questionnement de son maintien en détention ou de sa mise en liberté provisoire.

    QUE PEUT-ON ATTENDRE DE CETTE ÉNIÈME AUDIENCE ?
    En restant dans la ligne et l’esprit du communiqué de la CPI,strictement rien. Puisque la cour pénale internationale précise qu’en dehors de cette audience du 29 octobre prochain qui a pour but de répondre aux réserves du conseil de défense de Laurent GBAGBO sur la décision du 11 juillet 2013 de la Chambre préliminaire I, elle organisera une autre audience pour faire entendre la réponse de la Chambre préliminaire I, concernant cette fois-ci, l’audience du 9 octobre dernier dont la décision attendue ce 11
    novembre 2013, sera rendue ultérieurement. Quand en outre on sait que le procureur de la CPI a lui aussi interjeté appel à l’encontre de la décision de la Chambre Préliminaire I sur l’ajournement de l’audience de confirmation des charges, on peut aisément comprendre que la CPI tente plutôt d’épuiser une suite de procédures que de dire le droit.

    LA PRESSION A CHANGE DE CAMPS
    Sur ce point d’ailleurs, Maître Altit comprenant très bien que ces procédures étaient pendantes, avait, lors de l’audience d’office décidée par les juges de la CPI le 9 octobre dernier, déclaré soupçonneux : « Nous allons malheureusement débattre dans le vide…» Il était clair dans l’esprit de l’avocat, totalement rompu aux rouages de la CPI, que la libération de son client si elle devait intervenir, le serait soit en suivant strictement les procédures et règlements de la cour pénale internationale, soit à la suite d’une décision politique que les chancelleries occidentales incitent la CPI à prendre pour mettre fin à la mascarade et à la parodie de justice.

    La libération de Laurent Gbagbo pourrait donc en vérité venir d’un tel acte. C’est sans doute ce qui explique la passe d’armes entre Maître Altit et le substitut du procureur de la CPI lors de l’audience du 9 octobre. Craignant en effet, qu’un geste politique ne puisse mettre fin à la détention « politique » de Laurent GBAGBO, le substitut du procureur de la CPI avait tenté d’intimider les juges de la Chambre préliminaire I en des termes surprenant pour une cour qui vient d’ailleurs de se plier à la pression politique de l’Union africaine dans le dossier Kenyan : «La cour doit être liée à des influences juridiques et non politiques…Ce n’est pas parce que des personnes sont libérées en Côte d’Ivoire qu’il faut transférer cette situation à la CPI…». Ce à quoi Maître Altit, avait répondu clairement en creusant la brèche : « Le gouvernement ivoirien a
    décidé d’agir dans le sens de la réconciliation. Il appartient à la CPI d’accompagner autant que possible le processus de réconciliation nationale puisque les autorités ivoiriennes jugent désormais qu’il n’y a plus de danger en Côte d’Ivoire… Il ya désormais un changement de circonstance et d’environnement. La libération des dirigeants du parti de notre client a été obtenue sous la pression des grandes puissances.» Maître Altit avait de toute vraisemblance marqué un point ce jour là.

    GBAGBO TOTALEMENT SEREIN…

    Les dernières nouvelles fraîches de Laurent Gbagbo viennent de Christine Zékou, une des têtes de pont des leaders des patriotes de la Diaspora de France qui a eu l’opportunité de rencontrer Laurent Gbagbo ce 21 octobre 2013, de 13 h 30 à 16 h 15. « A Scheveningen, j’ai trouvé Laurent Gbagbo très reposé, frais. Même si son état de santé devrait tout de même inquiéter, j’avais l’impression de voir le Laurent Gbagbo des années 76. Habillé en jean, il a selon moi, rajeuni. En tout cas, il apprécie à sa juste valeur, le travail de la résistance des ivoiriens de la diaspora. Même si le savoir en détention est difficile, avec Gbagbo on ne peut pas pleurer.

    C’est lui qui vous fait rire et vous fait oublier que vous rendez visite à un homme en prison…» a témoigné la bouillante patriote. Laurent n’est sans doute pas à sa place à la CPI, mais il est clair que l’homme n’a pas l’intention de passer son temps à ruminer indéfiniment sur son propre sort. Pour le jugement du 29 octobre prochain, des sources avancent par ailleurs que la Chambre d’appel de la CPI pourrait suivre les avis des capitales occidentales et de l’Union Africaine en agissant en faveur de la mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo. Cela est d’autant plus plausible que L’ONU qui s’est cachée récemment
    derrière son expert indépendant pour exiger ouvertement la libération de Simone Gbagbo et des autres prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, penche fortement pour
    une libération rapide de Laurent GBAGBO.

    Augustin Djédjé – eventnewstv - djedjenet64@yahoo.fr


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :